CONSEIL ÉCLAIR

Février 2015

Par Julie Blais Comeau - Étiquette Julie

 

Les 5 éléments à prendre en compte pour éviter les faux pas à l'étranger

 

Comme la célèbre citation qui fait référence au voyage de Saint-Augustin à Rome : « Si tu es à Rome, vis comme les Romains; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. ».

À titre d’entrepreneur planétaire, il vous incombe la responsabilité de vous informer des pratiques professionnelles d’ailleurs sur le globe. Tout compte.
Pour éviter de paralyser, de vous embarrasser, d’insulter l’autre ou même de commettre une bévue diplomatique, voici cinq éléments à considérer avant de faire votre valise pour l’étranger ou de recevoir une délégation en mission.

 

1- Les salutations s’apprennent et se pratiquent.

Généralement, la poignée de main est la salutation universelle d’affaires. Saluer peut être une révérence, un namasté, un abrazo, un wero, ou il faut éviter le regard d’un homme, si vous êtes une femme. La bise peut vous voir faire un pas de deux; lorsque vous vous interrogez à savoir de quel côté commencer : gauche ou droite…? Et même si vous êtes sympa et avez un très grand coeur, les câlins sont rarement la façon de faire, surtout pas lors de votre première rencontre.

 

2- Les gestes n’ont pas tous la même signification.

Un « V » fait avec l’index et le majeur, paume vers soi, est une insulte, similaire au doigt d’honneur, en Australie. Le fameux OK, formé avec le pouce et l’index est apprécié comme délicieux par les chefs d’ici tandis qu’il est un geste obscène en Amérique latine. Le symbole rock n’roll avec l’auriculaire et l’index est vulgaire dans le bassin méditerranéen. Levez aussi le pouce, et vous venez de signifier « Je t’aime » en langue des signes.

 

3- Les honneurs et le protocole, ça se voit et ça s’entend.
Un Président n’est pas un Premier ministre et un Président retraité n’est pas appelé Président. Excellence, Votre Honneur ou Altesse Royale, sont des formules épistolaires à respecter pour la correspondance et les présentations. Les ordres de préséance varient d’un pays ou d’une société à l’autre et peuvent changer d’une journée à l’autre. Même le placement des drapeaux pour une photo officielle indique les honneurs et reconnaissances. Les présentations reflètent ces organigrammes. Vous présentez partenaire à client, ou client à partenaire? 

 

4- Le lieu et l’heure dictent les tenues vestimentaires.

On ne porte pas la même chose pour assister à une cérémonie officielle dans une église à 10h00 versus un cocktail à l’extérieur sous les chapiteaux. La tenue de ville diffère de la tenue décontractée tout comme cravate noire se distingue de cravate blanche. Le code vestimentaire cocktail n’existe pas et les vendredis décontractés n’incluent pas le port du jeans, à moins que votre société ne l’accepte. 

 

5- Les remerciements peuvent insulter.

Un cadeau enrubanné de la couleur de la mort ou un ensemble de DVDs qui n’est pas compatible avec les gadgets électroniques du pays termineront mal une rencontre que vous aviez cru de bon augure. Un haut dirigeant en visite au Canada recevra plus d’une converse de sirop d’érable. Soyez original. Un présent bien emballé, beau à regarder, est souvent difficile et long à ouvrir. De plus, on ne sait jamais où disposer du papier ou du sac. Réfléchissez pour les présentations devant les convives et caméras. Et après tout, une note de remerciement est souvent la plus simple et la plus mémorables des courtoisies. 

Comme ma grand-mère maternelle le disait si bien : « Dans le doute, on s’informe. » Avant de déployer des efforts et des effectifs, développez votre intelligence interculturelle. Informez-vous. 

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Julie Blais Comeau est certifiée en étiquette des affaires et protocole international ainsi que l'auteure de Quoi dire, comment faire et quand? 
Sa mission est simple : vous à votre meilleur. Julie éduque avec dynamisme et surtout sans nez ou petit doigt en l’air. Vous l’avez peut-être vu, entendu ou lu à TVA, Radio-Canada, La Presse ou dans ses blogues dans le journal Les Affaires ou le Huffington Post.