Leader en outils de création de sites web mobiles et adaptatifs

Ekomobi : une entreprise de Gatineau « born global » 

 

Pour exister, certaines entreprises — principalement en technologie — doivent envisager les marchés extérieurs dès l’instant où elles voient le jour. La nécessité d’aborder de façon aussi précoce les marchés outre-mer est inscrite dans les gènes de ces entreprises qu’on appelle les « born global ». 

C’est le cas d’Ekomobi, située à Gatineau et qui, malgré le fait qu’elle existe depuis peu, connaît une croissance de 20 à 30 % tous les mois à l’international. Cette entreprise vise un marché mondial, rien de moins. L’exportation faisait partie de son plan d’affaires dès sa naissance. 

« Nous sommes le partenaire technologique des firmes de design » indique Sébastien Giroux, cofondateur d’Ekomobi, qui veut attirer parmi sa clientèle les firmes de design graphique d’Amérique, d’Europe, voire d’ailleurs dans le monde. L’un de leurs plus récents clients est établi au Danemark.

Cet entrepreneur en série – c’est sa quatrième entreprise en 16 ans – a racheté la technologie de son ancien partenaire d’affaires afin de démarrer Ekomobi. Ekomobi fournit un outil de création de sites web fonctionnel sur toutes les plateformes (ordinateurs, tablettes, téléphones). Il se distingue de Wordpress par sa facilité d’utilisation, fait valoir M. Giroux, et surtout le produit présente l’avantage d’être multilingue et adaptatif dès le départ. 

Bien des PME n’ont pas les ressources requises à l’interne pour actualiser leur site web. Or Ekomobi leur permet de le faire, moyennant un coût mensuel (abonnement). « Il n’y a pas de contrat, pas d’engagement à long terme », mentionne M. Giroux. 

Selon Jean-Paul David, président de Mercadex International, groupe d’experts-conseils en marketing international, « au-delà des compétences et atouts dont disposent ces jeunes pousses pour réussir à l’étranger c’est le ciblage d’une clientèle qui se trouve surtout à l’international qui influence leur décision de s’y aventurer ».

« La bonne nouvelle c’est qu’aujourd’hui il n’y a jamais eu autant de possibilités et d’outils Internet à la disposition des PME pour relever les défis des marchés hors frontières et y faire de bonnes affaires » ajoute Jean-Paul David. Ekomobi prêche par l’exemple en utilisant un maximum d’outils de gestion basés sur l’internet pour ses opérations internationales (Chargify, Beanstream).

Deux missions au Brésil

Avec son ancienne entreprise l’an dernier, M. Giroux s’est rendu deux fois au Brésil dans le cadre de missions commerciales organisées par Export Québec et son pendant fédéral. 

D’ailleurs s’il a un conseil à donner aux entrepreneurs québécois, c’est d’utiliser les services mis à leur disposition par des organismes comme Export Outaouais et les consulats à l’étranger. Au Brésil, près d’une dizaine d’entreprises se sont déplacées ensemble pour aller rencontrer, sur place, des clients potentiels. 

« Tous les rendez-vous sont trouvés et préparés pour nous », mentionne M. Giroux, qui a beaucoup aimé son expérience en terre brésilienne. « Et le soir, on peut réseauter avec d’autres gens d’affaires exportateurs. »

Évidemment M. Giroux prêche pour sa paroisse en conseillant aux entreprises voulant exporter leurs produits d’avoir un site web multilingue, mobile et bien optimisé pour les différents moteurs de recherche !


 

Entreprise exportatrice de la semaine 

  • Finaliste des Prix Mercador Outaouais 2014
  • Une entreprise “born global” avec une technologie vendue exclusivement en ligne dans une quinzaine de pays
  • Plus de 50 % du chiffre d’affaires hors-Canada

www.ekomobi.com


 

Avis de l’expert

Aux entreprises qui font des affaires internationales sur internet, nous recommandons d’utiliser Paypal par mesure de sécurité pour leur clientèle. 

Si l’entreprise vend aux États-Unis, elle devra ouvrir un compte transitoire dans une banque américaine pour recevoir les fonds en USD et éviter ainsi une conversion à chaque transaction. Avec un volume suffisant, elle pourra négocier avec son institution financière un taux de change privilégié. 

Si l’entreprise a des opérations dans la Communauté européenne, nous lui suggérons pareillement d’ouvrir un compte en euros. 

Enfin, des contrats de change à terme seraient à considérer pour toute entreprise ayant des revenus récurrents en dollars américains.   


Sylvain Auger,
directeur, Développement des services internationaux

Centre financier aux entreprises de l’Outaouais Desjardins

Tél. : 1 866 885-2346, poste 6


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